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LA VIE QUOTIDIENNE DES LPN

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DEBUT - Alan BERG - ECRIVAIN

Chaque jour à 6 heures, Monsieur jean, le concierge faisait sa tournée des bureaux avec la ferme intention de réveiller les murs de cette vieille usine reconvertie en laboratoire high tech. Monsieur Jean était un personnage important des Loboratoires pharmaceutiques du Nord. Il était le seul à en posséder toutes les clés. Bien sûr, Marie-jeanne son épouse possédait un double précautionneusement entreposé dans un coffre à la banque... au cas ou ! Le directeur Charles Edouard VALEY ne lésinait pas sur  la sécurité. Monsieur Jean se souviendra toute sa vie de ne pas s'être réveillé en temps, un matin d'hiver après une soirée bien arrosée avec les copains. Charles Edouard, sans hésitation a prévenu la police, les pompiers, la compagnie d'assurance, la société de vigiles..bref y a que l'Elysée qui a été épargné. En général, c'est la professeur qui arrivait le premier, vers sept heure trente...

FIN - Alan BERG - ECRIVAIN

DEBUT - MARYSE68 - ECRIVAIN

Comme chaque jour, Monsieur Jean débuta son inspection routinière. Il fut tout de suite intrigué en constatant que les portes laissées closes la veille étaient déjà ouvertes. L'accueil passé, il constata que la lumière du  bureau au fond à droite était déjà allumé. A 6 heures à peine, c'était tout de même assez étonnant. Il s'avança aussitôt vers le bureau et constata que Monsieur Lachard était là, déjà assis, très occupé sur son ordinateur.

"Bonjour Monsieur Lachard"

"Ah, bonjour Jean. Quelle heure est-il donc ?"

"6 heures 10. Vous êtes bien matinal !"

"Oui c'est vrai. Mais comme on dit, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. J'ai un rapport très important à rédiger et puis je n'avais plus sommeil. Et vous Jean ? tout va bien ?"

De tous les salariés de LPN, Jean avait un faible pour Monsieur Lachard : un homme intelligent pour sûr et pourtant toujours très proche des autres. Très différent de Monsieur Valey. Oh oui ! celui-là il se prenait pour quelqu'un et n'oubliait pas de le faire sentir aux autres. C'était déjà vrai quand il était arrivé dans l'entreprise mais c'était encore plus net maintenant. Il dirigeait tout d'une main de fer et plus ça allait pire c'était. Il y avait des problèmes financiers d'après ce qu'il avait entendu dire. Pourtant aucun des collaborateurs n'avaient l'air malheureux. Ils roulaient tous dans des voitures qu'il n'imaginait même pas s'offrir en rêve !

"Oui Monsieur Lachard tout va bien. Sauf qu'avec la chaleur qu'il fait, c'est dur de trouver le sommeil et se lever le matin ça devient pas plus facile. On vieillit pas vrai Monsieur Lachard ? Est-ce que je mets la machine à café en marche ?"

"Non Jean. Je l'ai déjà fait. Bonne journée".

Ah ça, ça voulait dire que la discussion était close. Il avait l'air bien soucieux M'sieur Lachard ce matin. Pas drôle tout le temps faut croire d'occuper un poste à responsabilité. Jean finit sa tournée. Dans la matinée il irait chercher le courrier de plus en plus maigre depuis qu'ils avaient inventé le courrier électronique. Drôle d'invention ça... il se demandait bien comment on pouvait envoyer des mots par des liaisons téléphoniques. Quand on pense qu'on envoie aussi des images... ça le dépassait. Mais dans cette entreprise et dans ce domain d'activités, à peu près tout le dépassait. Comme disait Marie-Jeanne : te turlupines pas les méninges avec tout ça, tu vas attraper mal à tête ! alors ils riaient ensemble. Ils n'étaient ni riches ni de grands intellectuels, mais ils étaient heureux et s'entendaient bien.

Yves Lachard avait bien avancé dans son rapport cirsconstancié. Ce matin il le diffuserait directement aux actionnaires et à Charles Edouard qui n'apprécierait pas la manoeuvre. En être réduit à ce stratagème lui coûtait mais c'était la seule voie qui lui restait. Dans moins d'une heure ses collaborateurs arriveraient. Il ferait une réunion d'information pour leur expliquer sa position. Nul doute qu'il ne remporterait pas l'unanimité. Charles Edouard avait anticipé et manoeuvré de façon à s'allier une partie de son équipe. Diviser pour mieux régner : il savait utiliser toute la panoplie des stratégies de management, user et abuser des manipulations en tout genre. Eh dire qu'un tant il le croyait un ami.

"Dans l'attente de votre feedback sur les arguments qui s'opposent à tout lancement prématuré de l'ONCOMETA, je vous prie d'agréer, Messieurs, mes salutations les meilleures.  Yves Lachard.". Encore un "fichier, enregistrer sous "rapportoppositionlancement" puis un "fichier, imprimer"... 8 exemplaires. L'affaire était bouclée.

En se dirigeant vers l'imprimante, il remarqua que les collègues étaient arrivés pour la plupart. Aux "bonjour Yves" il répondait machinalement "bonjour". Les documents en main, il se dirigea vers le laboratoire "Bonjour tout le monde, réunion dans 30 minutes dans mon bureau". Ses trois collaborateurs, Cécile, Jacques et Marlène se regardèrent... ça sentait décidément l'orage et pas seulement au niveau climatique. Il menaçait depuis un moment. Les altercations avec Monsieur Valey étaient devenues quotidiennes. Jacques s'en réjouit : il annoncera peut-être son départ ? depuis le temps qu'il veut le poste... Il n'avait aucune sympathie pour Lachard. Charles Edouard avait raison : il était beaucoup trop hésitant sur tout. Lui était un fonceur en  plus d'un chercheur émérite même si le privilège de participer à la prochaine conférence à Boston en mai prochain venait d'être donné à Cécile. Enfin, qui ressemble s'assemble, et ces deux-là s'étaient bien trouvés.

Yves était confiant concernant les réactions de son équipe. Mis à part Jacques, les deux membres restant étaient des femmes censées qui comprendraient à n'en pas douter les raisons de son refus obstiné à lancer l'Oncometa prématurément et à remettre ce rapport qui provoquerait la controverse. Il savait la course engagée sur ce traitement par les autres laboratoires, il regrettait d'ailleurs les intérêts financiers qui empêchaient les efforts de recherches de se regrouper pour accélérer les progrès aux seules fins de l'intérêt général. Il ne participerait pas à ce pari incensé. Il préférait contrôler les effets secondaires du traitement, quitte à perdre. Cécile entra la première. Il savait son attirance pour lui, même s'il ne la comprenait pas vraiment. Ils partageaient les mêmes centres d'intérêt, la même vision des choses. Il s'évertuait quand même à se comporter à son égard uniquement en supérieur attentif tant il craignait une mauvaise interprétation de sa part. Elle aurait presque pu être sa fille et puis surtout Barbara était l'unique femme de sa vie. Pourtant, il l'avouait, il lui portait une attention toute particulière. Marlène suivit avant que Jacques ne pénétra à son tour, l'air conquérant et sûr de lui. Yves ne parvint pas à masquer un léger sourire... que s'imaginait-il celui-là ?

FIN - MARYSE 68

(DEBUT - SORGELOOS - ECRIVAIN)

Le bureau d'Yves....comment le décrire? Une fenêtre lumineuse, deux tables toutes simples et des  armoires croulant sous les dossiers, les papiers, les résultats d'analyses. Derrière la chaise d'Yves, un amoncellement de livres, d'articles, de publications de collègues. Une synthèse de toute une vie consacrée au développement de la science pour le progrès de l'humanité. Sur la table, les photos de Barbara et des enfants.
C'est ici que dans quelques instants se tiendra cette réunion capitale pour ses trois collaborateurs.

(FIN - SORGELOOS - ECRIVAIN)

 (DEBUT - SORGELOOS - ECRIVAIN )

Il faudra les convaincre, ces trois collaborateurs. Yves ne doute ni de sa bonne étoile, ni de sa force de persuasion, bâtie au cours des années sur ses certitudes. Sa bonne volonté n'a jamais été mise en doute. Mais l'honnêteté intellectuelle, même sans défaut, est ce toujours un gage d'une approche raisonnable? N'est ce plutôt parfois la marque d'un esprit rigide? Une manifestation d'un orgueil qui ne veut pas s'avouer?

(FIN - SORGELOOS - ECRIVAIN )


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Editeur, 922 - days ago  

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